Pensons Sauvage

Potager & permaculture au jardin naturel

La potion d’ail cru à vaporiser

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J’utilise ce mélange uniquement en extérieur, pour ne pas créer d’humidité par évaporation dans la serre. Si j’ai vraiment une inquiétude, en plus du mastic d’ail il m’arrive – rarement –  d’arroser juste au pied du plant avec un petit peu d’eau d’ail, du broyat d’ail frais dilué dans un arrosoir, en petite quantité. L’effet est systémique, c’est à dire que les composants actifs remontent  par l’intérieur de la plante. Pourquoi tant de précautions ? Parce que l’ail est un fongicide puissant justement. Ce qui est efficace contre le mildiou est particulièrement malvenu dans la terre, où la mycorhize joue un rôle important pour la fertilité.

A noter, mais j’en ferai sûrement un billet : j’ai utilisé également cette potion sur des choux non pommés Kale pour égarer et repousser la piéride par l’odeur, avec de bons résultats. Sur des fraisiers contre la tache pourpre et sur un rosier infesté de tache noire depuis des années, elle a bien marché aussi. Enfin sur les courgettes, contre le mildiou et l’oïdium, en ajoutant un grand verre de lait : les offensives ont été sérieusement ralenties.

Pour dix litres de potion, j’utilise une bonne quantité d’ail. De 7 à 12 gousses disons. Sachant que j’ai utilisé ce traitement le plus souvent possible afin d’observer les effets d’un éventuel surdosage… effets qui ne se sont pas manifestés, comme je le raconte sur cette page.

 

Hop, l’ail est coupé et couvert d’eau au fond d’un gobelet…

 

Et là, le bon vieux mixer type plongeur à soupe…

 

Je filtre au chinois pour ne pas boucher le pulvérisateur, et c’est le moment où je peux récupérer le broyat, utilisable comme mastic d’ail.

     

Je rajoute directement une ou deux cuillères à soupe d’huile d’olive en guise de produit mouillant, que je mélange par un dernier coup de mixer, au lieu du liquide vaisselle souvent conseillé. Je n’aime pas trop utiliser des produits non comestibles au potager. Souvent on ne sait pas trop ce qu’ils contiennent, même dans leurs versions « vertes ». Néanmoins, il m’arrive de recourir à un savon traditionnel certifié Ecocert, dont le nom rappelle celui d’une célèbre viennoiserie à pâte levée 😉 C’est le seul pour lequel je ferai une exception et qui peut remplacer l’huile d’olive, si vous y tenez.

Si la météo m’annonce un moment difficile, plus de 3 jours de pluie par exemple, et seulement dans ce cas, je rajoute du bicarbonate alimentaire à faible dose, 3 ou 4 cuillerées à café rases pour 10 litres de préparation, que je dilue préalablement dans une petite casserole d’eau chaude (il ne faut pas dépasser 50°). Il est souvent conseillé contre le mildiou mais il est phytotoxique à la longue. Mieux vaut limiter, autant que possible.

Et voilà, pas de temps de pause, directement dans un seau de 10 litres d’eau de pluie ou d’eau reposée dans le tonneau à eau de pluie – que je remplis de temps en temps au tuyau quand la sécheresse a vidé mes provisions, pour en faire évaporer le chlore avant utilisation.

 

Je pulvérise cette potion avant une pluie annoncée. L’idéal étant de passer le matin, à la fraîche, puis qu’un temps de séchage soit possible avant les précipitations. Ce qui permet en outre de mieux profiter de l’effet de colle naturelle de l’ail. Et s’il a vraiment beaucoup plu, je repasse après. Un boulot assez conséquent (mais pas différent du passage au bicarbonate alimentaire) qui me fait dire qu’un abri – si on a les moyens – reste la meilleure solution, couplé au soin à la crème d’ail en cas de mildiou. Mais qui a quand même fait largement mieux tenir mes tomates que celles que je voyais dans le quartier. A vos tests et à vos commentaires, par là 😉 !

 

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