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Potager & permaculture au jardin naturel

Tomates : lumière sur les semis !

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J’aime bien me dire que je sème les tomates à partir du 29 février – question de mnémotechnie – et donc en cet An de grâce 2017,  je m’y suis mise à partir du 2 mars. Je dois dire que pour une fin d’hiver il faisait déjà rudement chaud et tout appelait à s’installer au soleil pour bricoler quelque chose. Pas trop rassurant mais agréable, pour l’instant.

Quelques trous au fond et c’est bon !

Je me suis donc attelée à mon premier semis de la saison, j’en ferai d’autres au cours du mois.

L’année dernière, j’avais utilisé la méthode de Pascal Poot, le grand mogol de la tomate sans eau, qui éparpille ses graines dans de longues jardinières. Les petites tomates démarrent dans une profusion de terre et ça marche effectivement très bien.

Seulement, j’en fais beaucoup moins que lui, j’avais donc créé des zones pour chaque variété… que j’ai rapidement perdues de vue malgré mes précautions. Du coup je n’ai jamais su d’ou venait une intéressante mutation naturelle, une petite tomate cocktail très productive et vraiment bonne – que je n’ai jamais semée. Bon, je l’ai nommée la From Nowhere (de nulle part) et je la ressèmerai cette année pour voir ce qu’elle donne. Une tomate qui n’existe pas, c’est toujours amusant.

Adoncques, afin de mieux m’y retrouver dans les nombreuses semences que j’ai récupérées ou acquises un peu partout je cherchais à rationaliser l’affaire. Une graine de tomate a une durée de vie de 5 ans au moins, ça commence à s’accumuler dans mon grainetier, donc il faut faire un choix et se souvenir lequel, de préférence.

Petites graines prêtes à s’élancer hardiment vers la lumière

C’est comme ça que se sont imposées les barquettes aluminium à pâtisserie, percées au fond par mes soins. Elles ne valent pas cher et comme d’habitude, je les recyclerai jusqu’à leur ruine. Elles présentent la caractéristique intéressante de réfléchir la lumière : les bébés tomates en ont un gros besoin. Et à cette saison, il n’y en a encore pas tant que ça, même si j’ai la chance de pouvoir les coller directement sous une fenêtre de toit. Comme je le signale ici, il vaut mieux ne pas les laisser filer, ce qui est le gros risque si on sème trop tôt. Et les installer sous une lampe spéciale n’a pas beaucoup de sens, lorsqu’on sait qu’une plantule germée dans de bonne conditions a toutes les chances de rattraper et dépasser en croissance sa grande sœur mal démarrée. Voilà, prochaine étape : le repiquage. Pour l’instant on garde bien humide et dès qu’elles pointent le nez, on se calme.

Les chats sont absolument fanatiques de cette étagère placée directement sous la fenêtre. Ils y passent l’hiver. Et j’en ai retrouvé un, une fois, couché sur mes barquettes… et sur mes semis assassinés. Solution : le filet, qui se recycle aussi pour longtemps. Il est pacifique et bien dissuasif, ici comme au jardin.

Mise à jour, 10 mars 

Huit jours après le semis, avec une hâte différente selon la variété, les voilà démarrées !


Mise à jour, 19 mars    Haut de page

Je les ai installée sur un substrat plutôt fin pour conserver l’avantage de la lumière réfléchie par les parois, ça s’est encore tassé, du coup je sélectionne les plantules les plus belles, en coupant les chétives avec une paire de ciseaux, puis je rajoute un peu de terre à la surface. Les tomates ont la capacité de produire des racines à partir des poils de leur tige, c’est une pratique qu’elles aiment bien – c’est pourquoi il est toujours utile au semis ou repiquage de ne pas remplir complètement le pot pour se garder de l’espace.

Mise à jour 10 avril : repiquage effectué le 5 avril, au stade deux vraies feuilles précoce (les toutes premières, lisses, sont des cotylédons), elle avaient besoin d’un contenant plus grand. Mais le système racinaires était bon et facile à récupérer sans casse en écartant les bords : cinq jours après, elles sont déjà reparties. Des photos et des nouvelles bientôt… avril et mai sont les mois les plus chargés au potager, difficile d’être au four et au moulin en même temps 🙂

 

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